Arts, sciences et techniques

Le musée d'Égyptologie

L’histoire de ce fonds commence au début du XXe siècle, avec la création de l’Institut de papyrologie par Pierre Jouguet, agrégé de lettres et ancien de l’École française d’Athènes, nommé Maître de conférences à la Faculté des Lettres de Lille. Un laboratoire de déroulement et une salle de lecture et de collections sont alors aménagés. Le laboratoire, qui recueille le fruit de fouilles dirigées par Pierre Jouguet, acquiert rapidement une réputation internationale et s’impose comme le lieu de formation des premiers « papyrologues » français.

Le fonds Jouguet comprend quantité d’objets d’époque gréco-romaine : des masques de momies et de plastrons en toile stuquée ou en cartonnage, des fragments de papyrus grecs et démotiques, des statuettes, des lampes, des amulettes, des scarabées, une palette en schiste des IVe et IIIe millénaires avant notre ère...

L’arrivée en 1960 de Jean Vercoutter permet à l’Institut d’acquérir de nouveaux objets en provenance des partages officiels, attribués aux fouilleurs par le gouvernement soudanais. Les collections s’enrichissent alors, grâce aux fouilles menées à Aksha, Mirgissa et sur l’île de Saï, de pierres gravées et sculptées de la XIXe dynastie pharaonique, d’objets de tombes remontant aux cultures autochtones soudanaises du IIIe et du IIe millénaire avant notre ère, d’une collection de vases, d’objets du Moyen Empire : armes de silex, masques funéraires peints, empreintes de sceaux, amulettes, bijoux et vases et d’objets du Nouvel Empire égyptien ou de la civilisation soudanaise de Kerma du IIe millénaire avant notre ère notamment. 

Les années 1970, elles aussi, apportent à l’Institut son lot d’acquisitions exceptionnelles... Grâce à la générosité d’un mécène privé, l’équipe peut acquérir, en 1975, un papyrus datant du VIe-Ve siècle avant notre ère, mettant en scène un pharaon et un scribe magicien chargé de lui sauver la vie. Il porte depuis le nom de « Papyrus Vandier », en hommage au legs du grand égyptologue et de son épouse de plus de 2500 ouvrages à la bibliothèque de l’Institut. Le second temps fort de ces années 1970 a lieu en 1979, grâce à une subvention de la région Nord – Pas-de-Calais qui permet l’entrée d’un nouveau lot de papyrus démotiques, composé notamment de tissus inscrits, de fragments d’un papyrus astronomique, et d’extraits du célèbre conte mythologique appelé : « Mythe de l’œil du soleil ».

Suivant le même chemin que le Centre de recherche, le musée d’égyptologie rejoint en 1980 le Domaine du Pont de Bois. En 2006, des travaux de modernisation des locaux de l’Université sont engagés ; une convention de dépôt renouvelable est alors signée avec le Palais des Beaux-Arts de Lille pour assurer la conservation des collections.

Dernière mise à jour : mercredi 26 janvier 2011 à 10h09

Culture

Contacts:
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Chargé de mission patrimoine

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