Céline B., agent de Développement Social Local
"C'est l’aspect professionnalisant des formations universitaires de l’ISAS qui m’a attirée. En effet, il permet de revendiquer à la fois un niveau de connaissance et d’expertise mais également des compétences pratiques et professionnelles. Les perspectives professionnelles offertes correspondaient bien à ma personnalité : du travail en projet, de la gestion de ressources (humaines, matérielles, administratives, financières) dans des secteurs où la valorisation de la personne humaine reste au centre des préoccupations. Lors de mes travaux d’études, je me suis plus particulièrement intéressée au champ éducatif et enfance/jeunesse.
Après plusieurs rebondissements, un passage dans le secteur du logement, j’ai trouvé un emploi en tant qu’Agent de Développement Social Local au sein des services de la Caisse d’Allocations Familiales, je suis donc référente sur le champ de la parentalité. Mes missions sont les suivantes : animatrice locale du REAAP : réseau d’acteurs menant des actions de soutien à la parentalité, conseillère technique auprès des associations locales, chargée de dynamiser un Point Info Famille, chef de projet sur des actions collectives (info grossesse, parents séparés, …), + 2 autres missions d’animatrice départementale du REAAP, celle-ci étant en congés maternité non remplacé : interface avec le cabinet chargé d’impulser le diagnostic partagé dans le cadre du REAAP, et responsabilité de l’appel à projet et du suivi des demandes de subventions dans le cadre du REAAP.
Ma formation a été mon principal atout dans mon recrutement, elle m’a permis d’impressionner le jury lors d’une épreuve écrite de sélection ! (qui correspondait tout à fait aux mises en situation faites à l’ISAS) et de pallier mon jeune âge donc mon manque d’expériences..."
Mickaël N., directeur de Centre Social
"Après avoir travaillé deux ans dans l'éducation spécialisée, je me suis orienté vers l'animation socioculturelle, en passant par un DEFA (Diplôme d'Etat relatif aux Fonctions de l'Animation). J'ai alors exercé les fonctions suivantes : agent de développement associatif en milieu rural, coordinateur enfance/jeunesse dans une Fédération d'éducation populaire, directeur d'équipements socioculturels dans le Val d'Oise et dans le Nord.
J'ai choisi, pour développer mes pratiques professionnelles, d'entreprendre le Master 2 SDS avec l'ISAS. Cette formation m'a beaucoup apporté en matière d'observation, d'analyse et de compréhension des modes d'intervention sociale , tels qu'ils évoluent actuellement. L'étude collective que nous avons réalisée à Roubaix (titre : "La pauvreté à Roubaix : le traitement social à l'épreuve d'une réalité locale") sous la houlette de Mr Philippe Bataille, m'a été d'une grande richesse. Dans la forme d'abord ; parce qu'elle permet la production d'une réflexion collective et partagée, tout en y associant un enjeu réel (il s'agit de commandes : il y a donc d'une certaine façon une "obligation de résultat"). Dans le fond ensuite, parce que l'accompagnement proposé est d'une grande qualité pédagogique ; il place l'étudiant au cœur de la recherche action et lui offre l'occasion d'un questionnement structuré, structurant et permanent. Je travaille actuellement à Dunkerque, en tant que directeur d'une maison de quartier."
Mabrouk Z., chef de projet à la Ville de Lille
"Travailleur social depuis 1995, j'ai décidé en 2004 d'entamer un cursus universitaire à l'ISAS afin de d'acquérir un socle conceptuel nécessaire au franchissement d'un nouveau palier professionnel. Cette étape, complémentaire de mon parcours professionnel, m'a permis d'intégrer puis de mettre en pratique des concepts théoriques indispensables aux métiers du développement social.Que ce soit la sociologie des organisations, la méthodologie liée au diagnostic, l'économie sociale, la comptabilité analytique....ces enseignements m'ont permis, notamment, de prendre de la hauteur par rapport à ma pratique professionnelle.C'est là que réside la force de ce master 2 option Gestion des Organismes Sociaux, il permet à l'étudiant un échange des savoirs, notamment avec des étudiants riches de leurs expériences professionnelles; mais il offre également la possibilité de s'immerger, via le stage et ce dans le cadre de l'élaboration du mémoire.
Titulaire du Master 2 en juin 2005, j'ai immédiatement travaillé en tant que Chargé de Mission pour la Ville de Lille. J'ai notamment mené un diagnostic évaluatif sur l'organisation de la politique de la ville."
Hélène T., coordinatrice Petite Enfance en milieu rural
J'ai suivi à l'ISAS le D.E.S.S. "Stratégies de développement social" et obtenu mon diplôme en 2003. Au cours de cette année de formation, j'ai beaucoup apprécié le constant aller-retour entre données théoriques nous formant à l'ingénierie du travail social, et informations pratiques apportées par des professionnels de terrain venus témoigner.
L'expérience du stage collectif, appelé à l'I.S.A.S "Groupe de Développement Social" m'a donné une expérience concrète du travail en équipe et en immersion de "longue haleine", prélude à ce que l'on vit dans le monde du travail. L'occasion nous a été donnée par ailleurs de rendre compte de cette expérience par un écrit collectif de type "mémoire". Tout cela m'a donné une aisance rédactionnelle et une méthodologie pour la constitution de "rapports" dans ma pratique professionnelle actuelle.
Quand je pense à l'I.S.A.S beaucoup de mot clés me viennent à l'esprit : recherche-action, travail en mode projet, capacité à appréhender la complexité du monde social actuel, connaissance de l'histoire du travail social, mutualisation et capitalisation des connaissanes et compétences de chacun etc.
Désormais coordinatrice petite enfance en milieu rural après avoir été chef de projet des actions que je coordonne, je suis reconnaissante de cette formation pour tout ce qu'elle continue de m'apporter."
Claire L., doctorante en sociologie au GRACC, allocataire-monitrice à Lille 3
"A la suite de l'obtention de la licence MIASHS (Mathématiques, informatique appliquées aux sciences humaines et sociales), parcours sociologie, je me suis orientée vers le Master SDS dans la perspective de faire un M2 recherche et d'enchaîner sur une thèse. Ce Master m'a permis d'apprendre comment une recherche pouvait se conduire – à travers les différents mémoires qu'il nous a été demandés de réaliser – et, du même coup, il m'a amené à découvrir le monde de la recherche. Le Master1 complète bien la formation en sociologie tant du point de vue des enseignements théoriques que du point de vue de l'encadrement pédagogique des travaux de recherche ; quant au M2 recherche PAI, il approfondit la découverte du travail de recherche et nous amène à nous spécialiser sur un thème de recherche donné.
Actuellement en première année de thèse, allocataire-monitrice, je poursuis ma formation de "jeune chercheuse", j'endosse le rôle d'enseignante en donnant mes premiers cours et, dans le cadre de mon travail de terrain, je suis amenée à rencontrer des interlocuteurs et des administrations dont on se rend compte qu'elles sont intéressées par les analyses des chercheurs (et qui, potentiellement, pourraient être intéressées par le travail d'une sociologue spécialisée sur les problématiques qui les concernent… au point de la recruter !)."
Pamela M., doctorante en sociologie au GRACC
"Je me suis inscrite en 2004 en M2 recherche PAI à Lille 3, avec comme thème de recherche, celui des « enfants engagés dans l’accompagnement de leurs parents âgés malades à domicile ». Cette année a été une année-clé dans mon parcours de formation, et m’a véritablement épanouie en tant qu’apprentie-chercheure en sociologie, notamment à travers les séminaires de recherche qui, organisés en petits groupes de 8 à 10 étudiants, étaient particulièrement propices à la réflexion et la discussion, voire à la confrontation de différentes notions, toujours au regard de nos propres travaux. D’autre part, j’ai pu bénéficier d’un contrat de recherche et j’ai participé à une recherche collective avec des sociologues confirmés. Je pense que ces séminaires constituent un accompagnement très précieux dans la formation du futur sociologue.
L’année suivante, je ne me suis pas inscrite en doctorat car je n’étais pas prête, mais j’ai valorisé le travail réalisé en M2 Recherche en ayant mes premières expériences de « conférencière » en réponse à des propositions d’intervention de la CRAM et en assurant un cours sur la sociologie du vieillissement en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Ce furent des exercices très intéressants en ce qu’ils m’ont amenée à diffuser le fruit de ma première « vraie » recherche.
En décembre 2006, je me suis inscrite en première année de doctorat, avec une thèse portant sur « La famille face à la maladie d'Alzheimer », et j’ai obtenu un financement de la Fondation Médéric Alzheimer pour deux ans. L’évolution de mon parcours traduit ainsi une professionnalisation de mon parcours d’apprentie sociologue : recherche collective, contrats de recherche, intervention en milieu non universitaire, et aujourd’hui, quelques heures de travaux dirigés à l’université, l’organisation d’une journée d’études avec d’autres doctorants, sans oublier la réalisation d’une recherche qui me passionne, et de surcroît au cœur des préoccupations des pouvoirs publics."
Thomas V., doctorant en sociologie au Gracc, allocataire Cifre chez l’Oréal
"Le Master Recherche PAI a été pour moi le moyen de revenir aux études avec la ferme intention d’acquérir les compétences de chercheur dont j’avais le sentiment, au terme de trois ans passés en tant que chargé d’études au sein d’un cabinet d’études et de conseil lillois (poste que j’avais obtenu après un Master IESS riche d’enseignements méthodologiques), qu’elles me manquaient pour évoluer professionnellement.
Cette formation n’a pas simplement donné lieu à la rédaction d’un mémoire sur les pratiques de voyage et les représentations des vacances des retraités, même si l’expérience d’écriture a été riche d’enseignements. Elle m’a aussi permis de renouer avec la collégialité du monde de la recherche, apprenant ainsi à recevoir la critique et à la porter avec bienveillance, tout en gagnant en assurance dans mes interventions en public. J’ai pu également développer un savoir-faire documentaire et consolider mes compétences en matière d’analyse qualitative et quantitative. Et j’ai pu repenser mes acquis théoriques à la lumière du paradigme de l’individu, auquel une partie des séminaires était consacrée, et étoffer considérablement ma connaissance sociologique de la vieillesse et du vieillissement pour pouvoir ensuite prétendre à des études doctorales dans ce champ.
J’ai eu depuis l’opportunité de réaliser ma thèse, qui porte sur la manière dont les personnes âgées de 50 à 65 ans s’occupent de leur corps en vieillissant, en tant que salarié de la société l’Oréal (convention CIFRe). Après plus de deux ans d’exercice, je mesure les acquis de mon Master PAI dans l’accomplissement de ce projet actuel. J’optimise mieux mes lectures et j’accède assez facilement à la connaissance sociologique produite sur mon sujet en France et à l’étranger. Les paradigmes de l’individu et de l’expérience du vieillissement individuel continuent d’inspirer et de guider mes avancées théoriques. Les écueils que j’avais pu rencontrer en récoltant, en traitant et en analysant mon matériau sur les vacances des retraités, et les conseils qui m’ont été alors prodigués, sont autant de leçons au service d’une meilleure mise en œuvre des techniques qualitatives et quantitatives dans ma présente recherche doctorale. Enfin, c’est sans doute avec plus de clarté et d’assurance que je prends désormais la parole et que je peux aujourd’hui faire état de mes travaux à l’attention d’un public appartenant tant au monde universitaire de la recherche publique qu’au monde industriel de la recherche privée."