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Des étudiants de l’Université de Lille parmi « les prodiges de la République »
Université de Lille

Des étudiant-e-s de l’Université de Lille parmi « les prodiges de la République »

A la veille du 14 juillet, M. le préfet Michel Lalande a souhaité saluer « le parcours exemplaire et inspirant » de 50 citoyens : parmi eux, six jeunes réfugié-e-s ayant entrepris de reprendre leurs études à l’Université de Lille.

Jusqu’en octobre 2016, Tahir Taha Abdalla, Mohamed Mohamed Mostafa Abakar, Ibrahim Abuodaida, Aïda Mohamed Idriss, et Mohamed Ramin Nihan et Babak Ilanloo apprenaient le français dans une école associative dans le camp de Calais, avec l’espoir d’obtenir l’asile en France et de reprendre des études, interrompues par la guerre et l’exil…

Moins d’un an après, avec détermination et enthousiasme, et après avoir obtenu en juin le diplôme universitaire d’études françaises de l’Université de Lille, ils s’apprêtent à entamer une licence, un master ou un DUT selon leur parcours antérieur et leur projet.

Ces derniers mois, avec 70 autres personnes, ils ont étudié le français chaque jour, suivi des ateliers d’orientation, monté des dossiers pour valider leurs diplômes et leurs acquis, pour postuler à des formations à l’université, tout en menant de front leur demande d’asile.

L’Université de Lille est honorée que le préfet ait fait le choix d’attribuer à ces étudiants le titre de « prodiges de la République », avec une mention spéciale pour leur détermination (cf. les pages 9 et 10 du livret créé pour l'occasion par la préfecture, reproduites ci-dessous)

Mohamed Ramin Nihan a pris la parole lors de cette cérémonie et a rendu hommage à tous ses camarades et aux personnels qui ont participé à la première année du dispositif pilote d’apprentissage du français et d’orientation universitaire pour les demandeurs d’asile et les réfugiés de l’Université de Lille.

 

Retour en images sur ce moment très émouvant…

Extrait du livret de la préfecture :

Ibrahim ABUODAIDA a 20 ans. D’origine soudanaise, il est arrivé en France à la suite d’un long et dangereux périple. En octobre 2016, il saisit l’opportunité de poursuivre ses études, proposée par le programme PILOT, et change le cours de sa vie. Il a mobilisé toute son énergie et sa volonté pour apprendre le français et a pu atteindre le niveau de maîtrise requis pour s’inscrire à l’université. Ibrahim fera à la rentrée prochaine ses premiers pas en licence aménagée en informatique.

Abdalla TAHIR TAHA, 32 ans, a étudié l’ingénierie à l’université de Soudan. Après plusieurs mois dans le camp de la Lande à Calais, 10 l’opportunité d’intégrer l’université de Lille et le programme PILOT « français pour étudiants réfugiés » se présente en octobre 2016. Ayant obtenu le statut de réfugié, Abdalla intègre à la rentrée un master 1 en génie industriel.

Babak INANLOO, 27 ans, est d’origine iranienne. Il est passionné par l’écriture et la lecture. A l’issue du programme PILOT, qu’il suit depuis octobre 2016, il s’est inscrit pour la rentrée prochaine en licence de lettres modernes et souhaite par la suite étudier la littérature française. Babak envisage son avenir en tant qu’éditeur, écrivain ou professeur de français pour les étrangers.

Mohamed Mohamed Mostafa ABAKAR est, à 22 ans, un jeune Soudanais titulaire d’un bac littéraire. Arrivé en France et maîtrisant mal le français, il s’est engagé avec détermination dans le programme PILOT, proposé en octobre dernier par l’université de Lille et la préfecture du Nord. Mohamed Mostafa a fait le choix pour la rentrée prochaine d’intégrer un IUT en gestion des entreprises et des administrations.

Mohammad RAMIN NIHAN, 30 ans, d’origine afghane, est titulaire d’une licence en administration des entreprises. Il a été directeur d’un centre de prévention contre la drogue à Kaboul. Il a récemment été bénévole à la permanence d’accès aux soins de santé à Calais et depuis peu bénévole aux secours catholique. Réfugié afghan, il intègrera à la rentrée prochaine un master 2 humanitaire solidarité internationale et gestion des crises.

Aïda MOHAMED IDRISS est arrivée en France depuis le Soudan après un parcours semé d’embûches. Aujourd’hui âgée de 24 ans, elle souhaite construire son avenir en France. Elle a donc su relever le défi d’apprentissage intensif du français pendant 6 mois, proposé par le programme PILOT, afin de poursuivre ses études, abandonnées au Soudan. Sa maîtrise de la langue lui permettra à la rentrée prochaine d’intégrer un cursus en 3e année de licence génie civil.