Ramène ta fraise !

Les costumes présentés dans cet atelier sont des répliques d'habits portés, au tout début du XVIIe siècle en Flandre et en Hollande, par les élites bourgeoises et aristocratiques. Ils appartiennent à la Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais et ont été conçus comme outils de médiation pour l'exposition "Plein les yeux ! Le spectacle de la mode" (de janvier à avril 2013), à la demande de ses commissaires (Shazia Boucher, CIDM, et Isabelle Paresys, Lille 3). Ils ont été fabriqués par les élèves du DMA « Costumier Réalisateur » et des « DTMS Habillage » et « Chapellerie Mode et Spectacle » du Lycée de La Source - Métiers des arts textiles et du commerce, de Nogent-sur-Marne.

Pourquoi ces répliques ?

Aujourd’hui, la mode et le prêt-à-porter en particulier sont plutôt placés sous le signe du confort et de la praticité. Les matières extensibles des sous-vêtements modèlent le corps et le maintiennent en douceur. Les textiles sont dans l'ensemble légers et agréables à porter. Il est donc difficile pour nous d’imaginer la contrainte physique de ces modes passées. Habituées à paraître depuis l'enfance, les anciennes élites avaient été éduquées au port de ce type de vêtement. Ces répliques de costumes historiques ont été faites afin de permettre au public de mieux comprendre comment le vêtement est composé, quelle mécanique des dessous leur donne leur apparence et conditionne son rapport au corps qui le porte.

La collection présentée comprend 4 costumes : femme, homme, petite fille, petit graçon. Des spécialistes du costume assureront l'habillage (consulter ici le tableau des mensurations). Les visiteurs ne participant pas à l'atelier ont la possibilité d'assiter aux essayages.

Et pour aller plus loin : un court-métrage sur le métier de chercheur en histoire de la mode et des apparences et un stand d'ouvrages par la librairie Meura à proximité immédiate de la "costumerie".

Hall du bâtiment A, le 14 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h
Temps d'habillage : 1h environ

 

©  Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode


Or... les murs

L’association Espace doctorants présente "Or... les murs" et expose la recherche universitaire sous un angle original. Quoi de mieux après tout que le mur pour se représenter l’idée de patrimoine, 100 ans après la loi fondatrice pour la protection des monuments historiques ? Mais attention, en Sciences Humaines et Sociales, le mur évoque bien d’autres choses encore que la seule construction matérielle à laquelle il nous renvoie a priori.

À la lumière de nombreuses disciplines comme l’archéologie, l’histoire et l’étude des arts, la littérature et les sciences du langage, les sciences de l’information et de la communication ou de l’éducation, les doctorants en Sciences Humaines et Sociales s’interrogent sur la place du mur dans leurs recherches et, au-delà, sur la place qu’il occupe dans notre société.

Démarche originale : les jeunes chercheurs montent sur scène pour exposer le fruit de leurs réflexions. Que ce soit sous le prisme des vestiges d’un phare romain, sous celui des réseaux sociaux, du langage ou de la voix, ces murs seront analysés, scrutés, détournés... pour finalement faire tomber celui qui se dresse souvent entre recherche et grand public.

Avec la participation de :

Leticia Andlauer (GERiiCO), Laetitia Boyault (CEAC), Barbara Delacroix (HALMA), Cécile Douet (STL), Alice Dubard (GERiiCO), Emmanuelle Duguet (CEAC), Boualem Fardjaoui (CECILLE), Christine Focquenoy-Simonet (CREHS/CIREL), Geoffroy Gawin (GERiiCO), Dagmara Gut (CECILLE), Colette Lucidarme (Textes et Cultures), Sabrina Messing (ALITHILA), Béatrice Micheau (GERiiCO), Hélène MOREAU (HALMA), Alicia Servier (IRHIS), Bérengère Stassin (GERiiCO), Hélène Vuillermet (STL).

Théâtre des Passerelles, le 14 septembre à 14h30
Durée : 1h15


Des goûts, des formes et des textures : autour de la matière alimentaire dans l'Antiquité gréco-romaine

Si l’on pense à la cuisine romaine antique, ce qui peut venir spontanément à l’esprit, ce sont des images d’excès, quantitatifs et qualitatifs : l’abondance et l’hyper-sophistication des mets semblent être le propre de tout banquet – à la romaine –, peut-être d’après le « Festin » qui occupe une si grande place dans ce qu’il nous reste du roman de Pétrone, le Satiricon.  Le fait est cependant que, dans le festin en question, la nourriture est bien plus un objet de spectacle que de dégustation. Les plats ont été conçus pour épater, dès leur entrée en scène, les hôtes. Et l’art du cuisinier, qui façonne les aliments comme le sculpteur, la pierre ou le poète, les mots, excelle dans le trompe-l’œil. La vue est si concernée par cette cuisine romaine antique que, quand un philosophe comme Sénèque s’attaque au luxe de table, la gourmandise des yeux est une de ses principales cibles. Une autre est la mollesse extraordinaire de mets où tout se mélange au détriment des saveurs spécifiques : surtout, ces mets semblent pré-digérés, comme si la cuisson de la cuisine avait volé la place de cette autre cuisson (ou coction) à laquelle la digestion était souvent assimilée dans la médecine antique. 

Jusqu’à quel point les deux représentations évoquées recouvrent-elles la réalité des préférences et des pratiques alimentaires des anciens Romains ?
Voilà une des questions auxquelles que nous nous efforcerons de répondre lors de notre présentation. Celle-ci n’intégrera pas de dégustation, mais comme pour jouer le jeu des personnages de Pétrone et des gourmands dénoncés par Sénèque, nous tâcherons de vous faire admirer la cuisine romaine antique sous la forme de photographies d’aliments souvent utilisés par les Romains ou de certains leurs plats favoris (pour la plupart réalisés par Marie-Aimée Barelle, de l’Association « les Mangeurs d’histoire »). Le toucher sera aussi à l’honneur sur notre stand de démonstration (présentation d’objets, de « matières premières », réalisation en direct d’une recette avec possibilité de mettre la main à la pâte !). Nous devrons nous passer du goût, mais nous le ferons donc en nous demandant si les Romains pouvaient faire de même…

Séance présentée par Séverine Tarantino - Maître de conférences en langue et littérature latines à l'Université Lille 3 (HALMA) et Océane Puche, doctorante en littérature latine et en littérature comparée (Lille 3-Université de Lausanne).

Florès Café, le 14 septembre à 13h
Libre durée de participation (1h30 maximum)


Plats réalisés par Marie Aimée Barelle. © Luigi Tarantino


Les aventures vidéo-ludiques du cinéma

En France, près de 35 millions de personnes jouent au jeu vidéo. Ce chiffre impressionnant se retrouve dans d’autres pays, au quatre coins du globe. Ce qui fait du jeu vidéo un médium d’images animées désormais aussi important que le cinéma ou la télévision. Plusieurs cinéastes ont témoigné un intérêt réel pour ce médium récent, par-delà la simple question de l’adaptation du jeu vidéo sur grand écran. De fait, l’expérience vidéo-ludique sollicite surtout l’imagination des réalisateurs au niveau de la construction narrative de leurs films, des façons d’enchaîner des séquences d’action ou encore de cadrer des personnages qui s’y déplacent. C’est en ce sens que l’étude du cinéma à l’université se rapproche du jeu vidéo, en analysant les manières dont les réalisateurs s’en emparent et renouvellent parallèlement le travail de mise en scène.

L’intervention proposera, sous la forme de l’atelier, une série de cas filmiques où l’influence de l’image vidéo-ludique est manifeste, tout en échangeant avec le public sur les interférences potentielles entre ces deux médiums de l’image en mouvement.

Cette séance est présentée par Dork Zabunyan – Maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Lille 3 (CEAC).

Salle de séminaire de l'Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS), le 14 septembre à 11h
Durée : 50 min

 


Images extraites de GTA 4 (2008) créé par Rockstar Games et d'Elephant (2003) de Gus Van Sant.

Dernière mise à jour : jeudi 29 août 2013 à 15h58

Infos et réservations :
journeesdupatrimoine@univ-lille3.fr
03.20.41.67.34 / 03.20.41.64.96

Contact :
Constance Bienaimé
Médiation scientifique, valorisation du patrimoine