« Jusqu’où va l’imagination ? L’écriture sur les images en prise avec l’imaginaire »

  • Le vendredi 13 octobre 2017 - 14h-17h
  • Laboratoire(s) organisateur(s) : CEAC, EA 3587
  • Intervenants : Joséphine Jibokji et Jessie Martin
  • Lieu : Salle A3.310
  • Contact : Brigitte Lecomte
Description scientifique

Joséphine Jibokji et Jessie Martin (Université de Lille - CEAC) : Imaginaires théoriques : l'histoire de l'art projeté par le cinéma.
Joséphine Jibokji : « Jusqu’où va l’imagination du film de fiction ? Le cri du Laocoon dans 28 jours plus tard de Danny Boyle (2002) ».
Jessie Martin : « Imaginaires de la couleur-écran, de l’emakimo aux verres de Claude, du cinéma à la peinture ».

Le séminaire doctoral « Jusqu’où va l’imagination ? L’écriture sur les images en prise avec l’imaginaire » vise à fédérer un ensemble de travaux et de chercheurs s’inscrivant dans les perspectives du programme du CEAC « Imaginaires théoriques : le rôle de l’imagination dans les discours sur l’image ». Ce séminaire méthodologique vise tout autant à questionner la part de « l'expérience imaginaire » dans les discours sur l'image – y compris dans la conception, la fabrication et l'écriture de l'histoire du cinéma – qu'à interroger la puissance herméneutique des images dans le champ esthétique. Nous tenterons aussi de réconcilier les deux approches, en questionnant la dialectique issue de la rencontre entre le musée imaginaire de l'esthéticien et le territoire de l'historien dans le champ des études cinématographiques. En cherchant un nouveau point de vue sur l’histoire et l’esthétique du cinéma, en s’attachant à ouvrir des perspectives de recherches interdisciplinaires, le chercheur peut être amené à renouveler ses objets et à penser ce qu’ils apportent à l’élaboration d’un savoir sur les images et sur le cinéma. Les chercheurs pourront interroger des images et des motifs décalés présents dans leurs travaux actuels. Il suffit parfois de remodaliser les composantes de l’histoire et de la théorie, d’en décadrer les connaissances et d'y adjoindre de nouvelles méthodes, faisant ainsi émerger de nouvelles réflexions. Dans ces nouveaux territoires composés par les chercheurs, détails pris dans les images, accessoires de tournage ou de production, motifs et couleurs, deviennent autant de moyens d’accès inédits au cinéma, à son histoire et son esthétique. D’autre part, il s'agira aussi de repenser les procédures historiographiques du passé pour comprendre les mécanismes en jeu dans l’écriture sur le cinéma. En effet, durant le second semestre, seront plus précisément interrogés les textes critiques et théoriques (en lien avec les films dont ils parlent) qui donnent accès à leur propre époque et charrient un imaginaire cinématographique dont on peut faire l'histoire. Ces textes pourront aussi être questionnés dans leurs rapports à l'histoire du cinéma et à un imaginaire proprement historique né des images filmiques. Nous dessinerons l'histoire de ces relations historiographiques et leur portée conceptuelle.