Quelques témoignages

Anaïs, Chargée de mission santé au travail (promotion : 2012/2013)

" Diplômée d'un Master 2 AEV depuis septembre 2013, je n'ai pas eu trop de difficulté à trouver un emploi après l'obtention de mon diplôme. En effet, même si ce Master est davantage porté sur la recherche, j'ai sollicité mon directeur de recherche pour effectuer un stage, ce qui m'a permis de trouver un emploi rapidement.

Mon sujet de mémoire intéressait le cabinet d'expertise CHSCT où j'ai effectué mon stage. Ainsi, les enseignements en Master 2 m'ont permis de développer et acquérir de solides connaissances sociologiques et bases méthodologiques que je mets en oeuvre quotidiennement aujourd'hui dans mon métier.

Depuis octobre 2013, je suis chargée de mission santé au travail pour un cabinet d'expertise CHSCT sur Paris. Les Comités d'hygiène et de sécurité et conditions de travail nous mandatent lors de plans de sauvegarde de l'emploi, plan de réorganisation, besoin d'expertise risques psychosociaux, ... les périmètres d'action sont vastes! Grosso modo, il s'agit d'évaluer les conditions de travail actuelles des salariés et de les confronter avec la nouvelle organisation prévue par la Direction et voir en quoi cette nouvelle organisation peut devenir facteur de tension, de risque (ou de bien-être) pour les salariés. Il faut également être force de proposition lors des préconisations que nous présentons en réunion.

Aujourd'hui, ma formation et surtout les connaissances développées en sociologie du travail me permettent de monter plus facilement en compétences dans ce type de métier. De plus, l'approche pluridisciplinaire du cabinet me permet également d'avoir d'autres angles d'approche.

Ceci étant dépendant du profil de l'étudiant, mais pour ceux et celles qui souhaitent se "lancer dans le monde du travail" après le master 2, n'hésitez pas à vous professionnaliser par le biais d'un stage, ou encore d'une expérience professionnelle significative (j'étais également déléguée du personnel pendant trois ans dans un job étudiant). Cela vous aidera à vous construire un CV suffisamment solide et d'écrire une lettre de motivation bien ficelée, avec un projet professionnel qui s'inscrit dans le temps."

Anais Delannoy, Ancienne étudiante du Master 2 AEV.

Pascal L., Chargé de mission jeunesse. (promotion : 2011/2012)

 " Pour beaucoup,  la formation tout au long de la vie reste encore difficile à mettre en œuvre. En ce qui me concerne, j’ai eu l’opportunité, à deux reprises et à dix années d’intervalle, de reprendre un parcours universitaire en Sociologie de Développement Social local.

Le Master 2 Recherche « Ages, Epreuves et Vulnérabilité » que j’ai soutenu en 2011 m’a apporté ce que je cherchais à ce stade de mon expérience : m’approprier un cadre théorique et développer des capacités d’analyse et d’action sur les thématiques croisant les âges, les générations et les territoires. Je suis ravi d’avoir suivi cette formation qui tant par la qualité de son contenu que par l’expertise des enseignants ou son organisation pédagogique a parfaitement répondu à mes attentes.

Dans la suite du M2, après une vingtaine d’années passées dans la formation et le conseil, j’ai intégré une collectivité locale en tant que contractuel puis en tant que titulaire après l’obtention du concours d’attaché de la fonction publique territoriale. Je suis à présent mieux outillé pour continuer à travailler sur ces questions qui sont aujourd’hui au cœur des politiques sociales locales."

Claire L., Ancienne doctorante en sociologie au CeRIES (promotion : 2006/2007)

"Après avoir obtenu la licence MIASHS (Mathématiques, Informatique Appliquées aux Sciences Humaines et Sociales), parcours sociologie à Lille 3, je me suis orientée vers le Master Sociologie et Développement Social avec la perspective de faire un M2 Recherche et d'enchaîner sur une thèse. Ce Master m'a permis d'apprendre comment une recherche pouvait se conduire et, du même coup, il m'a amené à découvrir le monde de la recherche de plus près. Le Master 1 complète bien la formation en sociologie tant du point de vue des enseignements que du point de vue de l'encadrement pédagogique des travaux de recherche. Quant au M2 Recherche, il approfondit la découverte du travail de recherche et il amène à se spécialiser sur un thème donné.

J'ai ensuite poursuivi en thèse, toujours à Lille 3, approfondissant ainsi ma formation de "jeune chercheuse". Dans le même temps, j'ai commencé à enseigner et à découvrir l'autre côté de l'université. J'ai également été intégrée au CeRIES, le laboratoire de recherche de sociologie de Lille 3, mes anciens enseignants sont devenus mes collègues et j'ai pu bénéficier d'un environnement stimulant et incroyablement sympathique pour réaliser ma thèse. Aujourd'hui, je suis recrutée à l'université de Tours en tant que Maître de conférences. Après une douzaine d'années à Lille 3, cette fac va un peu manquer!"

 

Pamela M., Ancienne doctorante en sociologie au CeRIES (promotion : 2003/2004)

"Je me suis inscrite en 2004 en M2 recherche PAI à Lille 3, avec comme thème de recherche, celui des « enfants engagés dans l’accompagnement de leurs parents âgés malades à domicile ». Cette année a été une année-clé dans mon parcours de formation, et m’a véritablement épanouie en tant qu’apprentie-chercheure en sociologie, notamment à travers les séminaires de recherche qui, organisés en petits groupes de 8 à 10 étudiants, étaient particulièrement propices à la réflexion et la discussion, voire à la confrontation de différentes notions, toujours au regard de nos propres travaux. D’autre part, j’ai pu bénéficier d’un contrat de recherche et j’ai participé à une recherche collective avec des sociologues confirmés. Je pense que ces séminaires constituent un accompagnement très précieux dans la formation du futur sociologue.

L’année suivante, je ne me suis pas inscrite en doctorat car je n’étais pas prête, mais j’ai valorisé le travail réalisé en M2 Recherche en ayant mes premières expériences de « conférencière » en réponse à des propositions d’intervention de la CRAM et en assurant un cours sur la sociologie du vieillissement en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Ce furent des exercices très intéressants en ce qu’ils m’ont amenée à diffuser le fruit de ma première « vraie » recherche.

En décembre 2006, je me suis inscrite en première année de doctorat, avec une thèse portant sur « La famille face à la maladie d'Alzheimer », et j’ai obtenu un financement de la Fondation Médéric Alzheimer pour deux ans. L’évolution de mon parcours traduit ainsi une professionnalisation de mon parcours d’apprentie sociologue : recherche collective, contrats de recherche, intervention en milieu non universitaire, et aujourd’hui, quelques heures de travaux dirigés à l’université, l’organisation d’une journée d’études avec d’autres doctorants, sans oublier la réalisation d’une recherche qui me passionne, et de surcroît au cœur des préoccupations des pouvoirs publics."

 

Thomas V., Ingénieur d'études à Lille 3, ancien doctorant en sociologie au CeRIES, ancien allocataire Cifre chez l’Oréal

"Le Master Recherche PAI a été pour moi le moyen de revenir aux études avec la ferme intention d’acquérir les compétences de chercheur dont j’avais le sentiment, au terme de trois ans passés en tant que chargé d’études au sein d’un cabinet d’études et de conseil lillois (poste que j’avais obtenu après un Master IESS riche d’enseignements méthodologiques), qu’elles me manquaient pour évoluer professionnellement.

Cette formation n’a pas simplement donné lieu à la rédaction d’un mémoire sur les pratiques de voyage et les représentations des vacances des retraités, même si l’expérience d’écriture a été riche d’enseignements. Elle m’a aussi permis de renouer avec la collégialité du monde de la recherche, apprenant ainsi à recevoir la critique et à la porter avec bienveillance, tout en gagnant en assurance dans mes interventions en public. J’ai pu également développer un savoir-faire documentaire et consolider mes compétences en matière d’analyse qualitative et quantitative. Et j’ai pu repenser mes acquis théoriques à la lumière du paradigme de l’individu, auquel une partie des séminaires était consacrée, et étoffer considérablement ma connaissance sociologique de la vieillesse et du vieillissement pour pouvoir ensuite prétendre à des études doctorales dans ce champ.

J’ai eu depuis l’opportunité de réaliser ma thèse, qui porte sur la manière dont les personnes âgées de 50 à 65 ans s’occupent de leur corps en vieillissant, en tant que salarié de la société l’Oréal (convention CIFRe). Après plus de deux ans d’exercice, je mesure les acquis de mon Master PAI dans l’accomplissement de ce projet actuel. J’optimise mieux mes lectures et j’accède assez facilement à la connaissance sociologique produite sur mon sujet en France et à l’étranger. Les paradigmes de l’individu et de l’expérience du vieillissement individuel continuent d’inspirer et de guider mes avancées théoriques. Les écueils que j’avais pu rencontrer en récoltant, en traitant et en analysant mon matériau sur les vacances des retraités, et les conseils qui m’ont été alors prodigués, sont autant de leçons au service d’une meilleure mise en œuvre des techniques qualitatives et quantitatives dans ma présente recherche doctorale. Enfin, c’est sans doute avec plus de clarté et d’assurance que je prends désormais la parole et que je peux aujourd’hui faire état de mes travaux à l’attention d’un public appartenant tant au monde universitaire de la recherche publique qu’au monde industriel de la recherche privée."

Mathilde N., Coordinatrice d'équipes et de projets. (promotion : 2011/2012)

" Le Master Sociologie et Développement Social brasse une grande mixité de personnalités et de parcours, ce qui permet un enrichissement certain de la formation. Pour ma part, je me suis cherchée avant de trouver ma voie : le social. Après un bac Scientifique et une première année de licence de Lettres modernes, j’ai intégré l’IUT B Lille 3 de Tourcoing pour devenir éducateur spécialisé. Pendant la troisième année (celle du diplôme d’Etat) il nous a été proposé de passer un parallèle une licence en Sciences de l’Education avec l’Université de Lille 3. Le diplôme ainsi que la licence en poche, je ne souhaitais pas mettre un terme à mes études et voulait approfondir mes connaissances du secteur social et médico-social, mais aussi acquérir un diplôme de niveau  supérieur afin de pouvoir évoluer par la suite …

Pendant la formation, je me suis souvent dit qu’il serait difficile de trouver un emploi, et qu’il était utopique de croire qu’un employeur pourrait nous confier des postes à responsabilités, notamment pour les personnes les plus jeunes de la promo … puis les tables rondes du mois de mai sont arrivées, avec les témoignages des anciens élèves de la promo précédentes, tous avec un titre plus prestigieux les uns que les autres … C’était donc possible !

J’ai été admise en M2 GOS (Gestion des Organismes Sociaux) et me suis lancée dans l’aventure. En stage en centre social, j’ai eu l’opportunité de réaliser un diagnostic territorial du quartier d’implantation de la structure, mais aussi participer de manière active au renouvellement de contrat de projet social.

Je dois dire que je retiens de la formation GOS de très bons moments passés avec chacun des intervenants : des moments de partage, de réflexion et d’écoute mutuelle. Le personnel quel qu’il soit est présent pour les étudiants, notamment Hélène GUILBERT, toujours là pour nous rassurer, nous renseigner, et nous orienter. Les matières dispensées (comptabilité, les différentes matières sociologiques, la méthodologie de projet, mais aussi les séminaires) nous permettent de cerner différents points de vue et approches du secteur dans lequel nous souhaitons évoluer. La formation est complète et permet d’accéder à différents types de métiers, ce qu’illustrent les témoignages recueillis …

Pour ma part, j’ai été embauchée en janvier 2013 par l’association UNIS CITE en tant que Coordinatrice d’Equipes et de Projets. Je m’occupe de 18 jeunes de 16 à 25 ans qui sont en service civique dans le cadre de missions solidaire. Je gère donc 2 projets au quotidien : un projet intergénérationnel avec des visites de convivialité, et un projet de lutte contre l’obésité des enfants dans les quartiers prioritaires.

Il s’agit d’un métier prenant pour lequel je mets en pratique les éléments acquis en cours de formation : autant la GRH que la sociologie de la vieillesse… "

Faustine M., Responsable d'un service de maintien à domicile (promotion : 2011/2012)

" Après mon passage par l'IUFM, le master GOS a été une évidence pour moi qui souhaitais diriger une équipe et me placer en tant que leader. En effet, après mes nombreuses expériences en animation et ce côté management toujours présent en moi, je me suis tournée vers ce master qui pouvait me permettre de concilier à la fois le management et le domaine social que je voulais mener au sein de ma carrière.

Ce master m'a permis de découvrir les évolutions des modes d'intervention sociale, mais aussi d'apprendre à devenir un manageur et un professionnel à l'écoute de son équipe et de ses clients. Les cours qui mêlaient théorie et pratique m'ont permis d'être plus vite autonome sur le terrain et les interventions de professionnels nous ont permis d'avoir un réel échange sur les attentes et la réalité de la vie professionnelle. Au début du M2, j'avais du mal à me dire que dans quelques mois je serai sur le terrain à manager une équipe et au bout du compte quand on y est c'est une évidence. Ce master m'a permis d'évoluer et de réellement me placer en tant que future professionnelle.

Je suis aujourd'hui, Responsable d'un service de maintien à domicile. Je dirige au quotidien 10 assistants de secteur m'aidant à diriger les 350 salariés de mon pôle. La structure pour laquelle je travaille contient 6 pôles et j'ai la chance de diriger le plus important. Je dois gérer les équipes au quotidien, rencontrer les salariés pour analyser leur travail ou autre, fidéliser les clients  et les partenaires. Je dirige des réunions pour mon équipe proche et pour les salariés pour qu'ensemble nous avancions pour satisfaire le client mais également chaque collaborateur. Je dois également veiller constamment sur des données pour maintenir les flux horaires de notre activité et essayer de les accroître. C'est un travail qui demande de l'engagement et du temps.

J'ai pu prendre un tel poste grâce notamment au cours de management, de gestion, de développement social, de démarche qualité, etc ... mais également grâce au stage que l'on a fait pendant le Master 2 qui m'a permis de me placer en tant que professionnelle.

Je suis épanouie dans cet emploi qui me correspond tout à fait : manager une équipe, rencontrer des clients et partenaires, être toujours dans l'action sont pour moi le bonheur de mon quotidien."

Faustine Maucler, Responsable du pôle de Thionville pour l'AMAPA.

Arnaud R., Directeur d'un EHPAD pour personnes âgées (promotion : 2010-2011)

" Après un parcours de formation en STAPS, suivi d'un master en ergonomie, j'ai eu un parcours professionnel atypique et diversifié. En parallèle à cela, je participais depuis l'âge de 17 ans à des centres de vacances en tant qu'animateur puis comme directeur. J'ai ensuite découvert et dirigé des centres de vacances accueillant des adultes polyhandicapés.

Accompagnement de personnes en situation de handicap, construction et conduite d'un projet, management d'une équipe, gestion financière, je commençais à construire les compétences d'un directeur d'établissement médico-social. Le master Gestion des Organismes Sociaux m'a permis de me professionnaliser et de développer de nouvelles compétences. J'ai également apprécié dans cette formation l'association de contenus théoriques approfondis et d'intervention de professionnels issus du terrain. Dans le cadre du master, j'ai effectué un stage dans un EHPAD à Mons en Baroeul, secteur que je découvrais et que j'ai apprécié. J'ai eu la chance d'obtenir juste à l'issue du master, un poste de responsable de site dans un EHPAD, près de Douai.

Après un an à cette fonction, j'ai postulé et obtenu le poste de directeur des structures pour personnes âgées de Mons en Baroeul comprenant un EHPAD, un accueil de jour, un SSIAD et deux foyers logements."

Mabrouk Z., Chef de projet à la Ville de Lille (promotion : 2004/2005)

"Travailleur social depuis 1995, j'ai décidé en 2004 d'entamer un cursus universitaire à l'ISAS afin de d'acquérir un socle conceptuel nécessaire au franchissement d'un nouveau palier professionnel. Cette étape, complémentaire de mon parcours professionnel, m'a permis d'intégrer puis de mettre en pratique des concepts théoriques indispensables aux métiers du développement social.Que ce soit la sociologie des organisations, la méthodologie liée au diagnostic, l'économie sociale, la comptabilité analytique....ces enseignements m'ont permis, notamment, de prendre de la hauteur par rapport à ma pratique professionnelle.C'est là que réside la force de ce master 2 option Gestion des Organismes Sociaux, il permet à l'étudiant un échange des savoirs, notamment avec des étudiants riches de leurs expériences professionnelles; mais il offre également la possibilité de s'immerger, via le stage et ce dans le cadre de l'élaboration du mémoire.
Titulaire du Master 2 en juin 2005, j'ai immédiatement travaillé en tant que Chargé de Mission pour la Ville de Lille. J'ai notamment mené un diagnostic évaluatif sur l'organisation de la politique de la ville."

Caroline D., Chargée de mission démocratie participative (promotion : 2010/2011)

" J’ai longtemps cherché ce que je voulais faire, donc mon parcours est fait de multiples expériences professionnelles et de formations. Reprenant mes études à 24 ans, je m’oriente vers la sociologie, puis ressent un besoin de me professionnaliser autour de la « gestion de projet ». J’intègre alors la 3e année de licence SDS, puis le Master Pro SDS.

 Ce qui me paraît très riche dans ce MASTER, c’est la diversité des enseignements, du théorique au professionnel. Le théorique lui-même (sociologie, comptabilité, droit, …) étant toujours vu sous l’angle du lien avec le terrain. Cette diversité se retrouve aussi dans les profils des enseignants. Par exemple, à travers les séminaires, j’ai eu la chance d’entendre les parcours professionnels de 6 intervenants différents, m’ouvrant alors l’esprit sur autant de secteurs professionnels.

 En seconde année de MASTER, j’ai pu réaliser en équipe avec quatre autres étudiants un grand travail de recherche-action. C’est sans doute l’exercice le plus formateur et enrichissant que j’ai pu vivre dans le cadre de ma formation. L’encadrement tout en souplesse réalisé par l’Université permet de garantir un sujet de qualité, négocié par l’Université sur un terrain professionnel. Aussi, la liberté d’action laissée aux étudiants nous a permis de mener un projet de bout en bout, avec un bel exercice de restitution, aussi bien vis-à-vis du terrain que de l’Université.

 A l’issue de ma formation, j’ai été embauchée par la ville de Roubaix en tant que chargée de mission démocratie participative. Je travaille notamment sur la gestion du dispositif « Conseils de quartiers », le suivi des associations « Comités de quartier » et sur les programmes de formations pour les « acteurs de la démocratie participative »".

Marie E., Chargée de mission cohésion sociale - quartiers pour la ville de Dunkerque (promotion : 2009/2010)

" Après ma licence de philosophie-sociologie à l'université Charles de Gaulle Lille 3, je me suis, comme de nombreux étudiants, plus sérieusement penchée sur la question des débouchés professionnels. J'avais le choix entre continuer dans une filière générale et devenir, très certainement, professeure ou me diriger vers un parcours plus professionnalisant. De nature plutôt intéressée par la question publique et investie dans la vie citoyenne (également passionnée par la sociologie), j'ai participé à une session d'information organisée par l'UFR sur le master Sociologie et Développement Social sous les conseils de quelques professeurs. Les témoignages des étudiants devenus professionnels dans des institutions et/ou associations m'ont convaincue d'intégrer le master.

J'y ai retrouvé les quelques enseignements fondamentaux acquis au cours de la licence mais aussi et surtout j'ai pu rencontrer des professionnels passionnés et investis qui, tous les jours, mettent ces fondamentaux en pratique (Aujourd'hui j'ai la chance de revoir certains d'entre eux dans le cadre de mon travail). Dans ce master, l'équilibre et très bon entre apprentissages théoriques et apprentissages professionnalisant.
J'ai effectué mon premier stage (master 1) au service développement durable de la municipalité de Villeneuve d’Ascq et le deuxième au sein du conseil général au service de l'aide sociale à l'enfance. L'enjeu était, pour ce dernier, de participer à la refonte du dispositif APJM (accueil provisoire jeunes majeurs) dans la visée d'encourager l'acquisition de l'autonomie des jeunes majeurs.


Mon diplôme obtenu, j'ai postulé dans diverses institutions, structures sociales et associations. J'ai travaillé comme enseignante lettres/histoire géo en lycée professionnel pendant deux ans, hasard voulu d'une série de candidatures déposées pour trouver du travail. Bien qu'ayant obtenu ce poste, je continuais à chercher un emploi dans la continuité du master. Cette expérience de prof fut très riche, elle a même été l'occasion de développer quelques projets avec les élèves de différentes communes et ce en partie grâce à la méthodologie et les enseignements acquis au cours du master.

Aujourd'hui je suis chargée de mission cohésion sociale-quartiers pour la Ville de Dunkerque. Je suis missionnée sur la convention cadre pluripartenariale qui lie nos centres sociaux au conseil général, à la caf, la Ville et la fédération des centres sociaux du nord. J'ai également en charge la définition du projet de cohésion sociale à l'échelle de la Ville qui intègre une partie des territoires en politique de la Ville (ANRU). Le
boulot me passionne, il oscille entre réflexion théoriques (participation des habitants/empowerment, coopérations transfrontalières et européennes, développement social local, développement des logiques ascendantes, etc.) et travail avec les acteurs de terrain. J'y retrouve l'ensemble des apprentissages du master et plus encore. "

Céline B., Agent de Développement Social Local

"C'est l’aspect professionnalisant des formations universitaires de l’ISAS qui m’a attirée. En effet, il permet de revendiquer à la fois un niveau de connaissance et d’expertise mais également des compétences pratiques et professionnelles. Les perspectives professionnelles offertes correspondaient bien à ma personnalité : du travail en projet, de la gestion de ressources (humaines, matérielles, administratives, financières) dans des secteurs où la valorisation de la personne humaine reste au centre des préoccupations. Lors de mes travaux d’études, je me suis plus particulièrement intéressée au champ éducatif et enfance/jeunesse.

Après plusieurs rebondissements, un passage dans le secteur du logement, j’ai trouvé un emploi en tant qu’Agent de Développement Social Local au sein des services de la Caisse d’Allocations Familiales, je suis donc référente sur le champ de la parentalité. Mes missions sont les suivantes : animatrice locale du REAAP : réseau d’acteurs menant des actions de soutien à la parentalité, conseillère technique auprès des associations locales, chargée de dynamiser un Point Info Famille, chef de projet sur des actions collectives (info grossesse, parents séparés, …), + 2 autres missions d’animatrice départementale du REAAP, celle-ci étant en congés maternité non remplacé : interface avec le cabinet chargé d’impulser le diagnostic partagé dans le cadre du REAAP, et responsabilité de l’appel à projet et du suivi des demandes de subventions dans le cadre du REAAP.

Ma formation a été mon principal atout dans mon recrutement, elle m’a permis d’impressionner le jury lors d’une épreuve écrite de sélection ! (qui correspondait tout à fait aux mises en situation faites à l’ISAS) et de pallier mon jeune âge donc mon manque d’expériences..."

 

Mickaël N., Directeur de Centre Social

"Après avoir travaillé deux ans dans l'éducation spécialisée, je me suis orienté vers l'animation socioculturelle, en passant par un DEFA (Diplôme d'Etat relatif aux Fonctions de l'Animation). J'ai alors exercé les fonctions suivantes : agent de développement associatif en milieu rural, coordinateur enfance/jeunesse dans une Fédération d'éducation populaire, directeur d'équipements socioculturels dans le Val d'Oise et dans le Nord.
J'ai choisi, pour développer mes pratiques professionnelles, d'entreprendre le Master 2 SDS avec l'ISAS. Cette formation m'a beaucoup apporté en matière d'observation, d'analyse et de compréhension des modes d'intervention sociale , tels qu'ils évoluent actuellement. L'étude collective que nous avons réalisée à Roubaix (titre : "La pauvreté à Roubaix : le traitement social à l'épreuve d'une réalité locale") sous la houlette de Mr Philippe Bataille, m'a été d'une grande richesse. Dans la forme d'abord ; parce qu'elle permet la production d'une réflexion collective et partagée, tout en y associant un enjeu réel (il s'agit de commandes : il y a donc d'une certaine façon une "obligation de résultat"). Dans le fond ensuite, parce que l'accompagnement proposé est d'une grande qualité pédagogique ; il place l'étudiant au cœur de la recherche action et lui offre l'occasion d'un questionnement structuré, structurant et permanent. Je travaille actuellement à Dunkerque, en tant que directeur d'une maison de quartier."


Hélène T., coordinatrice Petite Enfance en milieu rural (promotion : 2002-2003)

J'ai suivi à l'ISAS le D.E.S.S. "Stratégies de développement social" et obtenu mon diplôme en 2003. Au cours de cette année de formation, j'ai beaucoup apprécié le constant aller-retour entre données théoriques nous formant à l'ingénierie du travail social, et informations pratiques apportées par des professionnels de terrain venus témoigner.

L'expérience du stage collectif, appelé à l'I.S.A.S "Groupe de Développement Social" m'a donné une expérience concrète du travail en équipe et en immersion de "longue haleine", prélude à ce que l'on vit dans le monde du travail. L'occasion nous a été donnée par ailleurs de rendre compte de cette expérience par un écrit collectif de type "mémoire". Tout cela m'a donné une aisance rédactionnelle et une méthodologie pour la constitution de "rapports" dans ma pratique professionnelle actuelle.

Quand je pense à l'I.S.A.S beaucoup de mot clés me viennent à l'esprit : recherche-action, travail en mode projet, capacité à appréhender la complexité du monde social actuel, connaissance de l'histoire du travail social, mutualisation et capitalisation des connaissanes et compétences de chacun etc.

Désormais coordinatrice petite enfance en milieu rural après avoir été chef de projet des actions que je coordonne, je suis reconnaissante de cette formation pour tout ce qu'elle continue de m'apporter."

Dernière mise à jour : mercredi 20 janvier 2016 à 10h30