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Exposition : La mission d'Ougarit et son héritage. Un site archéologique du Proche-Orient ancien


La fouille de Ras Shamra (en arabe « la colline au fenouil »), l’ancienne Ougarit, a commencé en 1929, sous la direction de Claude Schaeffer. Les fouilles archéologiques ont surtout mis au jour les vestiges de la ville de la deuxième moitié du IIe millénaire av. J.-C. (époque du Bronze récent).À cette époque, Ougarit était la capitale d’un royaume situé entre la Méditerranée et Jabal al-Ansariyé sous la domination de l’empire hittite. La documentation qui y a été découverte est très importante pour comprendre la situation géopolitique au Levant à cette époque, avant la destruction de la ville au début du XIIe s. av. J.-C. Ougarit, grâce à la proximité du port de Mahadu (Minet el-Beida), commerçait avec l’ensemble des villes de la côte levantine et jusqu’à l’Égypte, Chypre et le monde égéen. De très importantes découvertes ont été faites sur le site par les chercheurs au cours des différentes campagnes de fouille (désormais Mission archéologique syro-française de Ras Shamra-Ougarit). L’exploration a révélé les vestiges d’une ville ainsi que la culture matérielle et la culture écrite de ses habitants.

L’exposition présentée à la bibliothèque universitaire du campus Pont-de-Bois de l’université de Lille est l’occasion d’évoquer les recherches en cours fondées notamment sur l’exploitation des archives de fouille. La directrice française de la mission, Mme Valérie Matoïan (CNRS), a permis le prêt exceptionnel d’une dizaine de moulages d’objets originaux conservés en Syrie (tablettes, sceaux, moule à bijoux), documentant différents aspects de l’histoire sociale, économique, politique et artistique d’Ougarit.


L’exposition est ouverte du Mardi 20 Mars 2018 au Mercredi 18 Avril 2018
Bibliothèque universitaire SHS, Espace Vie étudiante, Campus Pont-de-Bois
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (entrée libre)
Exposition réalisée en partenariat entre la mission archéologique syro-française de Ras Shamra-Ougarit et le Learning Center Egyptologie/Archéologie/Sciences Humaines et Sociales

 

Fondation I-SITE ULNE

Programme EXPAND 2017

 

Projet DANUBIUS :

 

Organisation ecclésiastique et topographie chrétienne du Bas-Danube pendant l’Antiquité tardive (IIIe-VIIIe siècles)

 

Coordinateur scientifique : Dominic Moreau

 

Le projet DANUBIUS propose d’étudier la christianisation des régions danubiennes, entre le IIIe et le VIIIe siècle ap. J.-C. Cette problématique n’a pas fait l’objet d’une synthèse complète depuis Les origines chrétiennes dans les provinces danubiennes de l’Empire romain de Jacques Zeiller (Paris, 1918). Le projet ici proposé – qui constitue la première étape d’un programme de recherche international et interdisciplinaire de longue durée – reposera la question à la lumière de l’avancée scientifique des cent dernières années, à la fois en histoire et en archéologie, pour une meilleure compréhension de l’évolution simultanée de l’organisation ecclésiastique et de la topographie chrétienne. Considérant la période de trois ans couverte par le programme EXPAND 2017, le projet se concentrera toutefois sur la dernière section du Danube à avoir été perdue par Constantinople, qui est aussi la partie du fleuve la mieux documentée par les sources littéraires, c’est-à-dire le Bas-Danube (les provinces romaines tardives de Dacia Ripensis, Moesia Secunda et Scythia). Pour atteindre les objectifs, un système d’information géographique (SIG) des sièges épiscopaux et autres sites chrétiens sera déployé. Il sera structuré autour de trois axes : le premier prévoit l’élaboration d’une base de données analytique des témoignages textuels et matériels de la christianisation ; le deuxième se conçoit autour de l’exploration archéologique d’un site romain tardif peu connu, à savoir Zaldapa (Krushari, Bulgarie), qui pourrait avoir la particularité d’être l’un des seuls sièges épiscopaux de la région à avoir été implantés dans une agglomération antérieure à l’arrivée des Romains ; le troisième, procédant d’une partie de la documentation récoltée dans les deux autres, projette la composition d’une prosopographie, en tant que première étape de la publication des volumes balkaniques de la Prosopographie chrétienne du Bas-Empire. Dans l’ensemble, cette compilation de données et d’études de cas constituera le laboratoire pour l’élaboration d’outils conceptuels novateurs et d’une toute nouvelle synthèse.

 « Inodore et sans saveur : zinc et plomb ou les lourds silences de l’histoire. Aux origines de la résilience mortifère des habitants de l’ancien site de Metaleurop-Nord (1894-1940) », projet de recherche de Léo Heuguebart, étudiant de Master 1 Recherche métiers de l’historien, a remporté le premier concours organisé par le Comité pour l’histoire de l’Inserm créé le 30 janvier 2017 pour soutenir les études sur l’histoire de l’institution et celle des grands enjeux de santé publique. Il bénéficie d’une subvention de 2 500 euros.

Béatrice Touchelay, professeur d’histoire contemporaine
UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion

 


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